le-pelleteur-de-nuages.blog4ever.net

De multiples cornes d'abondance !

 La «Chose» tout là-haut s’était étirée lentement mais furtivement dans le ciel de Yäga. Essentiellement constitué d’eau, elle aurait pu se comparer à une gigantesque Paramécie... L’ange gris s’était appliqué à la préserver des regards en la cachant du mieux qu'il put dans le sein pétrifié d’un immense nuage de glace nourricière.

 

***

  

 

 

   La plaine au centre de laquelle l'ange-dieu et la déesse avaient choisi de se téléporter, se ressentait naturellement baignée par le sentiment d'une osmose à la fois langoureuse et délicieuse. L’on pouvait s’y mouvoir comme en apesanteur. Sans avoir à fournir le moindre effort. Sans ressentir la moindre fatigue ni douleur. Et l'on pouvait même choisir l’allure qui convenait à chacune et à chacun d'évoluer sans avoir à faire de mouvement des jambes. Il leur suffisait de penser à un acte suffisamment bon pour qu’il se réalise. Ainsi, après avoir communié de manière olfactive avec mille senteurs d’herbes, d'arbres, et de fleurs, et dès qu’il fut entré dans la proche forêt qu’il souhaitait visiter: en se tenant par la main, le couple dieu avait  suivi un chemin qui s'offrait de lui-même à eux, dans l'amour comblé et la générosité naturelle d'un jardin judicieusement entretenu, quoique sauvage à souhait...  Et ce, jusqu'à pénétrer le charme naturel d’une douce clairière où il se pouvait de voir une claire fontaine, faite de pierres joliment taillées, et au pied de laquelle le jubilant jaillissement d'un flux bouillonnant d'eau cristalline offrait une eau incomparable et intarissable à la fois. Un contre-courant surprenant, permettait d'alimenter plus haut, de multiples bassins qui la recueillaient pour la retenir durant un temps qui était sans espace. Ceci s'obtenant et grossissant avant de se redistribuer plus généreusement, bien que de façon judicieusement partagée, pour ensuite donner naissance à beaucoup de rivières. Leurs eaux nourricières, aux reflets transparents discrètement argentés, serpentaient alors, en augmentant encore leur débit dés quittés le lieu de leur création. Se faufilant d'abord sous des ombrages, puis en sortant, pour mieux élargir leur lit. Allant jusqu'à caresser des montagnes inversées qui les sacralisaient à leur tour, pour que toutes choses vibrantes et vivantes puissent s'y abreuver sans la souiller. Complicité sans faille d'un calme serein, l'ensemble allié d’une douce fraicheur infinie bénéficiait sans compter de toutes les opportunités réelles que conditionnaient, sans s'arrêter jamais, de bienfaisantes vierges florales... Belles colorées, s'adonnant de manière à rendre la féérie de cette eau encore plus jolie par une vision qui faisait plaisir au naturel.

 

Elles généraient ensemble des veux de profusion en fruits et en fleurs, s'adressant autant aux collines qu'aux vallons et plaines qu’égayait de loin un soleil constamment convivial, et pour que soient répandus partout des colliers parfumés d'onguents et des paniers garnis de victuailles. On eut dit vraiment que cela sortait spontanément de multiples cornes d'abondance, mais sans que cela engendre le moindre gaspillage.

 



05/05/2017
12 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 26 autres membres