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Within the confines...(suite 30)

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Au pays des enfants dieu.

 

Là-haut naissent des dieux mages pour les humains

Emergés de Pontos, jardin d'enfants divins...

 

Bambins sacrés et par Médényga bercés

Enfantés par le ciel, comme perles nacrées

Roitelets, pour la cause humaine et consacrés;

Ceux-là, voulus par Dieu, seront  des éternels

Encensés de lumière, par l'Universel...

À la source  d'esprit, et par philosophie :

Ubiquité d'un seul? Pour théosophie?

 

D'où vient Le Suprême. De quelle immensité?

Enfant a-t-il été, avant sa déité?

Sacralisé Berceau, où est ta vérité?

 

Es-tu réalité, Nourrice  d’Entité?

N'engendreras-tu jamais, d’enfant agité?

Falot personnage, d'un démon habité?

Accointances du mal, avec un ange bleu?

Néfaste nourrisson, ferait il mauvais Dieu!

Tarabustant bambin, comme enfant de la brume,

Sabordeur de mes nues, qui peu noyer ma plume!

 

Dilués dans mes nuits, mes rêves restent gris:

Improbables fruits, pour des croyants aigris…

Enfants de Célestes, par celui qui souscrit

Unicode de vie, adoubez cet écrit!

 

 

   Lorsqu'après avoir été téléportés par le vortex reliant les deux palais, les deux amants se retrouvèrent main dans la main devant la déesse Médényga qui fébrilement les attendait, cette dernière ne cacha pas sa joie de les voir accompagnés de sa sœur Athéna. Il convenait de reconnaître en l'occurrence que la reine de Lune était rayonnante autant que l’astre qu’elle représentait! On la voyait sublimée par l’aspect du nouveau corps hologramme que Junyather, compréhensif et remerciant, lui avait conçu pour être perceptible aussi par contact sensitif. Physiquement, c'est par la grâce d'un assemblage très dense de molécules de lumière, que  son aspect général était devenu très représentatif de l’enveloppe humaine. Cela se révélait notamment par une projection multidimensionnelle si parfaite qu'on la croyait faite de chair. Pourtant, ce fut plus encore la venue de  Gabryel qui provoquait ce sentiment de bonheur intense qui manifestement submergeait le regard de la gardienne. Mais elle ne fit aucun déploiement de magnificence pour recevoir le couple. Elle n’ignorait pas que ses hôtes préféraient la convivialité, tel qu'elle se ressent habituellement dans la plus humble des simplicités humaines… loin du faste qu’elle avait coutume d’offrir, lorsqu’elle recevait à sa table, les plus grands du royaume des cieux.

Aussi, bien qu'il fût succulent et raffiné, le repas s’était passé comme à l’ordinaire, et Gabryel s’était isolé presque aussitôt avec son aimée, afin de partager encore avec elle les sentiments naturels et l’étreinte amoureuse que seule, la volupté d’un homme-dieu savait à ce point exprimer envers sa douce et jolie compagne…

 

   Le jour suivant, on les vit à nouveau avec leurs mains soudées. Ils marchaient côte à côte, sur le chemin qui conduit aux naissants éternels. Ils avaient quitté ensemble le palais de Médényga. Ils pouvaient en se retournant voir au loin, blottis entre de hauts murs de pierre blanche, les clochetons d’argent effilés comme des lances érigées qui s’estompaient doucement au fur et à mesure qu'ils s'en éloignaient. C'était comme s'ils cherchaient pour disparaitre, à fusionner avec un ciel gris-rose, arrêté par le dôme cristallin qui le soulignait d’une sorte d’arc-en-ciel aux dominantes tonalités mauves au-delà desquelles se profilait l’horizon des eaux rangées: alliance naturelle de l'étrangeté d’un lieu sous la mer avec ce qui l'enveloppait. Eux-mêmes s’incorporaient peu à peu à cette osmose de grande félicité, au sein de laquelle toute chose inerte, comme tout être vivant, tendaient ensemble à ne plus être qu’intriqués l’un l’autre, par amour et lumière…

 

*

   Quand enfin la grande forêt était soudain apparut dans leur champ de vision, cette bizarrerie avait surpris Athénéïse. Et puis la nature qu'elle découvrit en y pénétrant était tellement différente de celle qu'elle connaissait auparavant sur la terre, que cela lui semblait être à la fois réel et imaginaire. C'était tel qu’elle le pensait parfois, à propos de Brocéliande… Elle n'avait jamais conçu d’autre image véritablement visionnaire, sinon que par la métaphore contée dans des livres qu'elle avait lus enfante. Alors la poétesse s’attendait visiblement à trouver là le tombeau de Merlin; mais c’est tout autre chose qui lui apparut lorsqu'une fois traversés taillis et futée, une immense clairière sans ciel s’offrit devant elle... juste après la dernière courbe d'un discret sentier, posée là comme un havre multicolore... Le spectacle était franchement grandiose! On aurait dit que les arbres immenses s’étaient mis d’accord pour croître de manière architecturale. Athénéïse les voyait pareils aux colonnes régulières et alignées d’une superbe cathédrale… sauf que celle-ci se montrait entièrement faite de végétation. Il faut dire que les troncs ressemblaient étonnamment à de grands piliers de temple et que l'épais feuillage formait comme une voûte diaprée. Le jeu lumineux qui s'offrait au regard émerveillé de la poétesse rivalisait certainement, mais en naturel, avec les plus magnifiques pendeloques de cristal que n’en saurait jamais fournir toute la Bohême. Cela diffusait partout une lumière mouvante, dont le chatoiement fantastique paraissait obtenu de transparence divine.

Ostensiblement émue, Athénéïse se  serra contre Gabryel. Mais c'est alors que la sensation de phénomène psychophysiologique qu'elle percevait en ce lieu avait encore grandi. Cela lui parvenait avec une puissance bien supérieure à celle déjà forte qu’elle ressentait souvent lorsqu’elle écrivait ses poèmes. Il lui semblait même que son cœur, par le fait de ses battements allant crescendo, réclamait davantage de place qu'il n'y avait de disponible dans sa poitrine, tant cela était fort: allant vers l'essoufflement!

 

– Nous sommes arrivés murmura Gabryel, qui pour l'aider à contenir tant d'émoi, l’embrassa très tendrement :

– C’est d’ici où l'espace-temps se mêle à l'infini chaotique que j'ai commencé à t'attendre… Je le faisais alors même que l'esprit dont serait issu le tien venait à peine d'habiter le corps de tes lointains ancêtres. C’est également dans cet endroit que j’ai été conçu… il y a de cela plus de deux-mille ans de la Terre.

– Mais… lui répondit Athénéïse: comment cela se peut-il que mon esprit fût ainsi perçu par toi en un autre temps puisque tu me dis: émergée sur la terre, bien des siècles après toi... Et puis mon chéri, ne m'as-tu pas parlé d'un berceau? Or je ne vois rien de tel ici où il m'y a de vivant qu'arbres et fougères, certainement malicieuses… ainsi que de gros champignons au port fort cérémonieux…

– Garde toi des apparences ma chérie. L'image que tu vois est le fruit d'un compromis. Cela étant réalisable à partir d'une certaine forme de réalité abstraite qui est dessinée par des ondes électromagnétiques, transmissibles via ton cerveau; il existe, tu le sais, plusieurs manières de voir ce qui est mentalement capté. Alors que cela est possible d'une façon simple par un humain, même si nombre de ces gens qui voient autrement qu'eux seront jugés différents par méconnaissance des autres, de leur sensibilité capacitive plus intelligemment développée. À présent mon amour: dirigeons-nous au centre de ce lieu, et concentrons notre psychisme pour n’en former qu'un seul. Unissons aussi nos âmes en une seule entité. C'est de ce fusionnement total que tu obtiendras le regard qu'il te faut acquérir...

 

Alors, Athénéïse s'était peu à peu rappelé l’enseignement que lui prodiguait autrefois une étrange femme brune dont elle avait oublié le visage. Elle s’exerça à obtenir l’oubli total de son enveloppe charnelle, jusqu'à n’être rien d’autre que spiritualité, et qu’enfin elle pourrait voir, et même pénétrer, le paradoxe absolu de l’aura: notion plus vaporeuse que l'image réelle, et qu'un simple humain ne peut entrevoir sans y avoir été initié. S'abandonnant toute entière dans les bras protecteurs de son dieu de mari, elle avait retrouvé l'application voulue, et lorsqu'enfin elle s'écarta doucement d'un pas, elle put constater que non loin d’eux un petit être semblable à un angelot aux cheveux blonds et bouclés la regardait en souriant. Puis elle le vit tendre son bras potelé et rose, afin de lui offrir une fleur aux couleurs indéfinissables, que sa petite main venait de cueillir.

– Ne la prends surtout pas, intervint Gabryel... Car vois-tu, celui-ci n’est  pas « fini »...

Pour preuve: la phrase était à peine terminée, que le petit être avait déjà disparu entre les fougères, comme l’eût fait une couleuvre effarouchée.

– Mon Dieu, se surprit à dire Athénéïse…

Gabryel avait souri, comme s'il voulait récuser un mot trop criant pour l'endroit. Puis il lui désigna plus loin ce qu’elle avait cru tout à l’heure être une belle orchidée:

– Cette fleur est très différente, elle ne ressemble pas à celle que me proposait le petit être, admit la poétesse.

– Regarde mieux, insista Gabryel.

Cette fois encore, Athénéïse se concentra sur l'objet. Dans la poignée de secondes qui suivit, il lui sembla voir un autre visage angélique, mais celui-ci était plus mature. Loin de baisser les yeux en la voyant le fixer, l'être lui fit carrément un signe de la main, l’incitant à s’approcher de lui. Athénéïse le consentit plus avenant que protocolaire, et comme on répond à une invitation: elle lui concéda le geste poli d’un pas en avant…

– Non! s’exclama soudain une voix féminine usant d’un ton péremptoire: tu n’es pas sa promise! Et puis tu es maintenant une Altesse, une Reine de Lune, comme moi, alors fut-il de haute lignée autant que Gabryel et même mieux, aucun autre que lui n’a le droit de se montrer si cavalier envers toi sans présenter le moindre préambule, et surtout sans solliciter auparavant le consentement sérieux de ton époux!

 

Médényga venait soudain d’apparaître!

 

– Madame, lui répondit Athénéïse en ironisant un peu pour mentir sa surprise (elle tenait à minimiser ainsi son manque de formalisme): j’ignorais qu’il s’agissait là d’une autre demande en mariage! Et me direz-vous donc aussi, pourquoi je vous trouve ici à briser notre intimité alors que je vous ai quittée tout à l'heure! Et de quel droit vous permettez vous soudain de me sermonner de la sorte?

– En tant que Gouverneur de cette planète, ma tante est considérable pour être aussi la Régente Gardienne de ce berceau, la tempéra doucement Gabryel. Sa mission est protocolaire certes, mais elle a aussi pour vocation de veiller à l’éducation des enfants dieu. Elle applique donc ce droit avec la même rigueur que tu es sensée apporter aussi à ta nouvelle fonction qui est à présent de veiller sur l’humanité.

– C'est ici madame, enchainait déjà la gardienne, que les enfants-dieu reçoivent pour nourriture spirituelle les prières et les pensées humaines qui leur sont adressées depuis la Terre. C'est non seulement leur âme dieu qui s'en nourrit, mais aussi l'enveloppe semi-charnelle qui en obtient puissance et profit. Ainsi, ce n’est qu’à force de percevoir la conjonction verbale et psychique de millions d’âmes humaines, réputées bonnes, qu’ils obtiendront leur déité comme ce fut le cas pour  Gabryel. Ceci, grâce d'une part à l’amour qui leur est consacré, et aussi par la force de lumière qu'ils sauront en extraire. Mais pour  autant cependant qu’il plaira à Junyather d'en ajouter ou retirer... De fait, celui-là et cet autre qui t'ont tendu la main ont perçu tant d'énergie émanant de toi qu'ils t'ont prise pour la Déesse-Suprême: celle-là même que des humains avec qui ils communiquent, leur disent être la représentation de ce qu’ils attendent pour "Nouvel Elu profondément Pacificateur"…

 

Médényga parut soudain hésiter, et puis son visage devint livide… elle reprit pourtant sa longue tirade là où elle avait commencé à chercher ses mots, et puis l'expression dans sa voix était devenue plus grave, à la fois solennelle et semblant dictée par une autre intelligence:

 

– Ceux-là toutefois voient venir par vous « l'annonce »… Il pourrait être question d'une nouvelle rédemption… Ou bien d'une naissance qui serait sinon cette Déesse universelle qu'ils attendent, au moins « Celle » qui à fortiori… donnera le jour à un Ange-dieu supérieur… un très puissant… Qui fera à son tour bien plus que Junyather pour la terre… Si tel est le bon vouloir du Très-Haut de lumière, vous seriez certainement dans ce cas leur  mère sacrée, mais pas avant d'être devenue spirituelle par la volonté de Junyather… C'est lors que votre descendance enfanterait celui à qui sera donné par le sacrement d'adoption céleste, le pouvoir d’être un fils très haut d'intelligence et d’Esprit… Cela ne se fera cependant que lorsqu'il sera corps dieu adulte… et devenu proche par la suprématie… à la condition accordée… par celui qui ne peut s’auto concevoir sans déplaire à l'anathème… Alors s'obtiendra ce qui l'autorisera, lui le Suprême, l'Universel, à… se désincorporer de la matière grise…  pour que soit l'autre avènement… Celui-là règnera en son nom sur plusieurs galaxies… Des humains suivront des humains pour le suivre… Ils iront plus loin que la lumière… Mais…!

 

Médényga soudain s'était tue… Gabryel avait perçu l'automatisme de son discours. Il ne faisait aucun doute qu'en cet instant elle servait de médium à une autre entité. Il s'attendait à la voir redevenir elle-même ou défaillir… C'est la première hypothèse qui se révéla. Néanmoins, elle leur souhaita le bonjour comme si rien de tout cela ne s'était passé et disparut comme elle était venue.

 

*

   Athénéïse doutait fort d'être celle-là qui donnerait au Très-Haut de Lumière ce qu’il attend. Dans ce lieu hautement sacré, malgré la présence de Gabryel, elle se sentait devenir minuscule. Elle s'était prise à penser qu'elle ne serait jamais à l’aise dans ce monde qu’elle jugeait trop supérieur en tous sens pour elle. Ce monde céleste où tout lui semblait à la fois fait de félicité et de tristesse l'intimidait… Elle revivait son propre ressenti d’autrefois. Elle se revoyait prisonnière de son berceau qui fut ballotté sur sa terre Ardennaise. Elle n'ignorait pas que toute chose belle possédait son contraire… Et puis elle avait perçu un autre avertissement, venant cette fois d'un des angelots: il était question d'un ange dieu qui lorsqu’il deviendrait adulte, serait associé à un autre père pour servir la lumière. Une autre voix faisait état d'un renoncement impossible. Quand bien même ce serait pour voir son enfant siéger à la droite d'un dieu contraire....

 

Pourtant, c’est bien sur Hydro qu'avec Gabryel, Athénéïse vivra tendrement l’étreinte charnelle qui la fera plus tard enfanter d'une promesse... C’est ici même, au pays des enfants dieu, que quelques jours plus tard, nus autant que d'autres le furent au moment de leur création, ils s’étaient alors baignés dans l'eau bénite d'une crique bien cachée par la végétation exubérante. Et c'est bien là qu’ils s’étaient longuement enlacés, faisant acte d'amour naturel, mais avec une telle perfection qu'il ne pouvait qu’en résulter la procréation d'un enfant du sublime…

 

*

 

   Athénéïse n'oubliera certainement jamais la force d'amour que cette eau lui fit. Par-delà la volupté qui euphorisait son corps, elle avait bien ressenti que ceci allait changer son histoire, et que de fait, il se pourrait bien que l'apologie de Médényga se réalise. Que naisse un autre messie pour l’humanité, et que même, si elle n’était sûre de rien, alors ce serait peut-être par descendance…  Quoi qu'il en soit, elle restait septique. Elle sentait trop bien aussi que si certains êtres sont engeance de bonté, d’autres toujours s’ingénieraient à détruire et à brûler; et elle ne voyait pas comment cela ne saurait être aussi par ici… En fait, Athénéïse savait aussi que déjà c'était produit, il y a mille ans de cela sur la terre, un fléau digne des plus noires diableries. Et que de ce temps-là, certains sûrs d'eux, firent aussi prémonition d'autres cruautés pour les onze siècles après... Alors, par la juste raison qui est celle d'une mère, elle craignait déjà pour l’avenir de l'enfant qui viendrait d'elle et de Gabryel. Elle n’excluait pas, hélas, qu'un grave fléau ne s'avère peut-être bientôt, comme autrefois imputé au malin par la peste sur  la Terre!

Cela avait eu lieu en L'An Mil …

 

L’ange de mort sévissait partout au hasard:

Le riche ou le pauvre, l'enfant ou le vieillard!

Meurent le noble tout puissant et le vagabond.

Tout être vivant n’est que sursis moribond.

La chair est victime d’un monstre scélérat:

Un mal pernicieux a ensemencé les rats!

L’armée battue des anges a dû capituler;

Et les dieux vaincus devront se retrancher.

La peste traîne avec elle un long cortège.

Lors la Dame Faux s’est jointe au sortilège.

La tristesse, les larmes, la peur et la faim:

Font souffrances qui prédisent demain la fin.

La misère, la soif font tout le désespoir:

Permanente réalité du cauchemar!

*

L'horreur est partout où  l'on part à l'aventure.

D'ailleurs où peut-on aller si plus rien ne dure?

On fuit le long des routes et même par les bois.

Mais pour se cacher de ça, il n’est point d’endroit.

Partout dans les villages aux volets aveuglés,

Certains sont orphelins, d'autres sont séparés.

S'il n’est là que du malheur dans des yeux rougis

C'est qu'un dieu sombre est maintes fois venu ici...

*

Faisant communion jusqu’à même dans les rues…

Donnent l’extrême onction les masques à becs pointus.

Aux pauvres âmes de chiffons cherchant leur havre,

Et que l’on jette en monceaux… comme leurs cadavres

Que l'on entasse vivement sur des charrettes.

Lugubres : précédées du son de clochettes.

*

Notables ou miséreux : tous seront emportés.

Jusqu’à la fosse où ils finiront entassés.

Sous la vive chaux et de la terre par-dessus.

Mais comme si tout ça ne leur suffisait plus,

Les hommes tuent aussi pour l’amour de Satan!

Ce faisant la guerre : qui durera cent ans!

*

On pouvait accroire les dieux bons courroucés.

Voulant punir des humains leur méchanceté.

L’annonce de fin du monde fut unanime:

Car de coupable l’homme en devint la victime…

Dès lors que le Malin en niait l’origine!

Tremblez devant l’horrible démon Belzébuth.

Revoici l’An Mil… Sa Diablerie est en rut!

 

  ...Douze siècles plus tard: l’ange de la mort réapparaitrait-il du centre galactique pour assassiner encore? Athénéïse se doutait-elle que Gaïa aurait encore à subir le pire des maux? Depuis leur retour sur la terre des humains où les puissants continuaient de se faire la guerre par petits états interposés, Athénéïse et Gabryel avaient eût à affronter bien des épreuves amères. Ils s’étaient opposés sans grand résultat à la destruction des grandes forêts. Ils avaient tenté de freiner la pollution galopante, suggérant mentalement à certains dirigeants de prendre au sérieux les risques encourus par toute la planète, leurs enfants, et leurs descendants…

C’était autant l’obnubilation que l’obscurantisme qui leur faisaient regretter les charmes étranges du pays des enfants dieu. Ils avaient dû, bien malgré eux, les ranger dans leur mémoire, comme on met dans un album souvenir, la photographie qui a immortalisé un moment heureux. L'année suivante ils avaient vu naître Habygâ, leur fille chérie... Et puis d'autres années passèrent encore, qui avaient vu progresser leur mission caritative, rendue difficile par le fait que les humains ne savaient plus se fier à leurs dieux. Vingt années plus tard, l'enfant de l'amour était devenue une femme superbe. Elle rassemblait trait pour trait à sa mère, et ce à tel point qu'on les pensait sœurs jumelles. Il est vrai que la mère, de par son déisme obtenu ne vieillissait plus. Il en avait résulté qu’en atteignant l'âge adulte compté en années terrestres, Habygâ avait rejoint sa mère en beauté. Et si ce n'était la chevelure de feu de l'une tandis que blonde comme celle de son père pour la fille, on eut dit qu'elles étaient pareilles en tous points. En corps spirituel Habygâ ressemblait à Gabryel, de même que parfois par l'aura... À un détail près... C'est que si autant que Morganie et Athénéïse, par des origines terrestres, cette énergie de l’âme pouvait être vue des humains, son essence aussi leur était perceptible! Une notion bien commode dont Habygâ usait volontiers pour impressionner son auditoire, car la rendant plus crédible lorsqu'elle parlait déité.  Ainsi elles étaient à présent trois Dames divines, s'attachant ensemble à servir Junyather par le culte d'Athséria…



07/06/2016
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