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Within the confines of the réal ( Suite 15 )

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Le grand escalier

 

La métaphysique du philosophe né,

Fait principe commun pour l’être qui le sait.

Mais l’homme yang serait un élément contraire…

Symbolisme du désir qui brûle la terre.

 

L’obscurantisme est dans l’œuf non encore éclos;

L’enfançon qui ne parle est dieu en ciel falot.

Si l’art de vivre connaît des joies négatives,

L’homme sans apprêt est duplicité active.

 

Mais s’il contrôle ses égoïstes désirs,

Il pourra vivre bien sans soucis d’être pire.

Ainsi, dans sa quête de l’immortalité,

L'homme "près du ciel" saura voir la vérité.

 

C'est par restitution des énergies pures

De l’enfance, et puis jusqu’à l’être qui perdure,

Qu’adulte il s’est rassasié durant mille ans,

Des choses de la terre, et d’un monde ascendant.

 

Alors peut-être que :

 

Empruntant le grand escalier qui mène à Dieu

Par nuée il parviendra aux séjours des cieux.

 

 

   Laissant loin derrière lui l'alouette des champs qu'il savait occupée à saluer de son chant grisollant son ami le soleil, notre poète-romancier sembla un instant comme fasciné par les merveilleuses variations de cet oiseau qui fut longtemps l’emblématique des premiers peuples gaulois. Il avait emprunté ce jour-là un de ces chemins qui servait autrefois de voie romaine. Celui-là traversant de part en part la contrée ardennaise alors profondément forestière, il s’y entrecroisait encore aujourd’hui de jolis sentiers druidiques, dont la plupart étaient restés bordés d'arbres Faye qui se révélaient encore, pour être les généreux annonciateurs de douce quiétude.

 

C’est pourtant en s'intéressant de plus près à ce flamboiement pastoral qu'éclairait un rai maestro, alors que là-haut un autre soliste emplumé révisait ses trilles… Que pénétrant de concert parmi des fougères cachotières, aussitôt franchie la frontière symbolique du pays belge  – humble barrière naturellement constituée par des genêts d'or richement enchantés de lumière –  que Lucien avait perçu quelque chose d’inhabituel…

 

Depuis qu'il avait quitté sa ville natale. Car s’y trouvant trop à l'étroit. Ayant le sentiment d'y finir bientôt étouffé. Et afin de n'être plus prisonnier du cocon- carcan de béton qui se faisait de plus en plus omniprésent: Lucien avait pris l’habitude de s'évader à vélo pour sillonner son petit coin de France, en empruntant préférentiellement les voies vicinales. Mais c'est encore mieux qu'il se plaisait, tous sens confondus, à cacher sa "petite reine" parmi des fougères, pour traverser de plain-pied des territoires barbelés de ronciers…

Homme au cœur secret d'adolescent éternel, il aimait à se promener parmi les essences forestières jouxtant son village d'adoption. Savourant alors çà et là les plaisirs que lui prodiguait avec soin une nature généreuse qui se montrait débordante de petits êtres faussement ingénus, minuscules créatures qui jouissaient comme lui des bienfaits simples, car directement offerts de belle nature, autant que subissant parfois sans trop rechigner ses incontournables facéties d'amante ombrageuse.

Ces lieux où vibrent encore d'étranges Alchimies les mêlent avec naturel au surnaturel étaient bien connus du poète. Même s'il s’agit pourtant là, aux yeux de beaucoup, d’une conception plus philosophique que physiologique, dont il convient, c'est évident, de reconnaître que bien des idées font  néanmoins convergence à la fois propice, autant que processus importun avec d’autres. Comme de celles qui sont relatives à des convictions basiques moins religieuses qu’ésotériques. Car admises aujourd’hui, par trop peu d'entre nous.

D’aucuns diront alors… Et cela se concède facilement sur ce point. Que tout ceci n'est que présomptions utiles à se faire croire, ou à s’inventer, quelque espoir d’utilité naturelle… Cela s’obtenant d’ailleurs trop aisément par le truchement de légendes. Et là je vous accorde que ces récits colportés sont naturellement forts de leurs approximations hasardeuses… Mais que tout de même vous reconnaitrez qu'ils peuvent s'avérer opportunément complices. Ne serait-ce  qu'à tuer le dérisoire d'une existence morne. Une vie d’humain banal. Truffée d'adéquations trop efficaces à broyer du noir.

 

Alors, si d'aventure il vous arrivait de passer par «Chez Lucien» il se peut que vous y viviez tout autrement qu'ailleurs, vos vacances estivales dans le nord-est de la France… Et si vous savez êtes suffisamment silencieux et perspicace, il se peut que vous puissiez vous aussi découvrir des lieux «Magiques». De ces endroits représentant ou prétendant avec juste raison, qu'ils peuvent démontrer par eux-mêmes que de tout temps ont existé ici de grandes et belles valeurs. Des trésors dont les tendances légendaires font actes historiques bienfondés par des sensations naturelles. Vous n'avez rien à craindre. Pour d'aucuns, elles se trouvent à demeurer banales sur le terrain. Mais c'est alors qu'elles se montreront différemment… Si toutefois. Sans le savoir, vous êtes un tant soit peu visionnaire. Comme tout philosophe qui s'ignore. Sans n’être pas moins pragmatique pour autant. Car acceptant comme le fait un poète, que certaines actions et pratiques, mêmes tenues pour légendaires et païennes, n'en sont pas moins riches de leur histoire, et généreuses de leur beauté tant naturelle que surnaturelle...

 

¤



03/04/2016
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