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Reminiscence d'un rêve.

        Ce fut à l'époque de sa prime adolescence, que Lucien s'ouvrit le mieux à la découverte de tout ce qui gravitait bien au-delà de ce qui l'entourait de manière proche. Sa mère y veillait aussi, afin d'élargir sa conscience. Cela devant l'inciter à voyager mentalement. En utilisant au mieux sa propre force de volonté. Son esprit l’entraînait alors, mais de préférence par des nuits calmes, à travers des steppes qui sont inconnues des adultes. No man’s lands de l’étrange, qui constituent l'essentiel d'un vaste univers éthéré où s'enraille le train-train du rêve latent qui l’attend, dans une gare... située quelque part... au pays de l'illusoire…

Avant l'âge de sept ans, son véhicule psychique était donc déjà prêt pour l'emmener vers l’inconnu de la douce partance. Plus tard, il avait admis que le vieillissement du corps était moins le fait du temps qui se calcule que de son oxydation cellulaire. Il lui arrivait ainsi de le penser à cet âge, jusqu'à le ressentir ressurgissant et capable de régénérer ses cellules. Et c'est justement le même phénomène qu'il appliquait à des plantes. En schématisant, on pouvait penser qu'il obtenait de bons résultats en les magnétisant. Et cela se voyait! Rendant envisageable l'espoir d'aller plus avant dans l'étude de la translation du vivant, qu'il s'agisse de faune ou de flore.

Lucien se souvenait à ce sujet de la réminiscence d'un rêve au cours duquel son corps pouvait planer dans l'air. C'était comme s'il était muni de l'une de ces ailes volantes bigarrées qui tournoient au-dessus des montagnes. Mais en moins prodigieux, puisque ne descendant et remontant que virtuellement un banal escalier à vis qui lui semblait interminable! C’était tout de même fort de sensation. Un peu comme s’il se trouvait dans une sorte de lévitation intemporelle. Il lui semblait qu’il prenait de la hauteur en vrai comme au figuré. Appréhendant des paliers bien mieux éclairés que ceux, lorsque conscient et éveillé, il franchissait physiquement. Les percevant alors, une fois retrouvée toute sa lucidité, généralement beaucoup plus utiles pour leur intérêt réellement stationnaire, que par le fait qu'il se permettait, dans ses nuits féeriques, de voir derrière leurs portes inévitablement scellées, non pas de banals appartements, mais d'autres issues, menant vers d'autres vies autrement intimes... 

 

 



25/09/2017
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