le-pelleteur-de-nuages.blog4ever.net

le-pelleteur-de-nuages

Extrait 6 du chapitre 41

   Le repas qui s'était ensuivi avait su prolonger le délicieux moment. Il fut servi peu de temps après que les deux « tourtereaux » se furent un peu calmés, du moins en apparence, et que Gabryel s'étant levé et positionné face à eux, eut posé fraternel, ses mains sur leurs épaules respectives, et puis que plus chaleureusement encore, il avait ensuite entouré de ses bras, à la fois le jeune ange dieu et sa fille. Les serrant l'un l'autre, comme pour les unir à sa façon tout en se rapprochant d'eux, tandis que Néphysthéo le priait fort respectueusement de l'excuser de s'être laissé emporter par la fougue qu'avait généré le grand sentiment qui le dépassait. Alors, au son de sa voix troublée par tant d'émotions vécues à la fois, Il s'avéra qu'il souhaitait ardemment que se prolonge longtemps cette accolade à trois. De fait, Gabryel s'en fit complice de bonne grâce. Il sentait bien que Néphysthéo ne pouvait en rien cacher qu'il était la proie consentante d'un amour, ô combien prédicateur d'un bonheur qu'il n'arrivait pas, et ne voulait en aucune façon contenir. Et cela lui fit vivre le paroxysme d'un sentiment transcendant lorsque Gabryel l'invita à s'assoir pour la première fois à la table familiale de Castel Anatha, juste à côté de sa belle !

 

  

   Plus tard, pendant que se desservait la table, toute la famille s'était confortablement installée dans le petit salon adjacent. Et c'est durant les conversations qui allaient encore bon train, que Néphysthéo décida de faire sa déclaration. Et c'est ainsi que mettant à profit un court moment de silence, il se leva. Puis il fit quelques pas, afin de se trouver au centre de la pièce. Alors il baissa son front, en signe de grand respect, et sans le relever, il parla en direction de Gabryel:

– Sir… Permettez que je vous nomme ainsi… Et même si cela est protocolaire… Mais c'est que, voyez-vous, j'ai une demande de haute importance à vous faire… Voilà, dit-il en relevant enfin la tête: ce serait pléonasme que de nier le grand amour qui depuis toujours me lie à votre fille. Mais hélas, j'aimerais être assuré que notre lien sang d'origine, comme partant le vôtre aussi nous permet…

– Et que crois-tu à propos de ton propre sang, lui répondit brièvement Gabryel, comme s'il cherchait à jauger le jeune ange dieu.

– Et bien… C'est que vous et moi dépendions effectivement du même berceau: celui d'Hydro.

– Soit, mais alors que veux-tu dire ?

– En fait… Je ne sais trop…

– Je capte certaines de tes pensées fortes et tu ne l'ignores pas. Ainsi, puisque tu me le demandes, cela revient à dire que malgré son haut rang de Grande Déesse, ma fille n'a pas pu accéder aux données qui pourraient renseigner ce que tu lui as plusieurs fois demandé…

– C'est cela, hélas…

– Ton ambition amoureuse est née de sentiment fort louable mon cher Néphysthéo. Il est donc normal que tu attendes la seule vraie réponse qui puisse t'autoriser sereinement d'aboutir à une union totale, et aussi de la connaitre, comme il se doit, dans l'élan de tendresse qui est équitablement charnel et spirituel. Et donc d'une façon encore plus aboutie que celle qui irradie présentement en vous deux. Comme le ferait l'aura partagée qui se scinde dans le but d'œuvrer tour à tour, âme pour âme, comme à la fois dans ton cœur et celui de ma fille. Et si vous le faites voir seulement par ce charisme qui émane de vous, que même si cela vous va bien, je peux te dire que tu ne cherches pas vraiment la réponse là où tu devrais. Alors, dès demain, si tu le veux, je t'aiderai d'une autre façon. Nous pourrions nous rendre chez mon père. Afin d'apprendre par lui, s'il l'admet, ce qu'il connait de nos origines respectives.



14/01/2017
11 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 25 autres membres