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De mieux en mieux!

– Qu’allons-nous faire ensemble, par un si beau jour, demanda soudain Néphysthéo à sa blonde déesse.

– Je te propose mon chéri de nous rendre dans le même endroit qu’hier.

– Si cela est ton souhait cher amour, c’est qu’alors en ce superbe lieu il se produirait peut-être quelque chose de particulier que je n'aurais su contempler assez. Ou bien, serait-il que tu voudrais le revoir, et autrement me le montrer.

– Exactement, lui concéda Habygâ en souriant: car, si cette crique est certes magnifique et que l’eau de cette mer dans laquelle nous avons nagé longtemps, était délicieusement tempérée, il se trouve, cependant, alors que nous nous sommes allongé l'un contre l'autre sur un sable qui se révéla aussi doux qu'un lit de mousse tiède, que l’environnement qui rendait superbe le temps de notre repos avait quelque chose de particulier…

– je crois entendre la charmante parole d'Athénéïse: serais-tu comme elle une douce poétesse?

– Comme ma mère l'a vécu avant moi, et qui sait peut-être le connaitrais-je dans un autre temps pour l'avènement chéri d'un autre fruit d'amour, j'ai vu, tu le sais, le lever de mon premier jour, toute baignée que j'étais pour baptême dans la lumière des justes éclairant une clairière, qui se situait dans la grande forêt de l'Ardenne, et donc, j'ai appris très vite à savoir regarder et penser la nature autrement qu'en dame citadine.

– Oui ma chérie, et c'est peut-être aussi la forêt et son peuple, invisible à qui ne sait le chercher avec son cœur, qui a probablement su protéger comme il faut les premiers sentiments d'amour secret que nous avions l'un pour l'autre.

– Puisque tu sais aimer toi aussi la nature, tu apprendras à te confier de même à celle-ci qui est à l’image de ce que fut celle de l'Ardenne, avant de subir la folie destructrice organisée par des humains foncièrement ignobles! Nous évoluons sur Yäga parmi des essences similaires à celles que connut la terre à son ère première. Alors, peut-être qu'aujourd'hui, tu te rendras mieux compte que cette crique, où je désire aller de nouveau, protège quelque chose de très confidentiel...

– Elle est certainement assez secrète, voire un peu trop intime, ne crois-tu pas ma chérie?

– C’est qu’alors tu ne les as vues ni perçues…

– De quoi veux-tu parler? Certes tout en se présentant parfois avec juvénilité, ce que je perçois me semble être un mélange essentiellement dominé par la végétation, puisque la faune est restée plus que discrète pour le moment. Ainsi, je vis le tout, comme un épanouissement pleinement apaisant, car présentant un contexte agréable, qui se révèlerait à la fois amical et sauvage, comme l’était encore il y a peu la Forêt d’Ardenne: telle que j'ai appris à la mieux connaître, avec toi qui me l'as enseignée. Mais il se fait pourtant que je n’ai pas encore perçu ici, sur Yäga, les mêmes foisonnements vibratoires... Je n’y vois rien d'incarné... et encore moins de petit peuple ni même de Fées.

– C’est peut-être qu’ici le monde est à la fois l'icône et la différence en presque tout de l'image que tu te fais de la Terre.

– J’aime l’ambigüité de tes phrases paraboles…

– Mon chéri, les êtres visibles que tu ne vois pas vivre ici sont pourtant issus des êtres invisibles qui sont présents ailleurs et réciproquement…

– De mieux en mieux.



10/03/2017
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